Qu’est-ce qu’un storyboard ?

Vous avez un projet vidéo en tête, mais vous ne savez pas encore à quoi il ressemblera vraiment ? C’est exactement pour ça que le storyboard existe. C’est l’outil qui transforme une idée floue en projet concret : une suite de cases dessinées qui représente votre film plan par plan, avant même que la caméra soit sortie de son étui.

Utilisé au cinéma, en animation, en vidéo d’entreprise et en publicité, le storyboard est une étape clé de la préproduction. On vous explique tout : définition, utilité, méthode et exemples tirés de nos propres productions chez Libellule. Que vous soyez réalisateur, collaborateur d’une équipe de production, artiste, formateur ou simplement curieux, vous trouverez ici les informations et les ressources dont vous avez besoin pour utiliser un storyboard de manière professionnelle.

Qu'est-ce qu'un storyboard ?

Le storyboard, ou scénarimage en français (si si, ça existe), c’est une série de cases dessinées qui représentent les plans d’une vidéo dans l’ordre. Chaque case montre ce que la caméra va filmer, avec des annotations sur le cadrage, les mouvements, le décor et le son. C’est la première version visuelle d’un projet, bien avant que quiconque n’appuie sur Record.

Chez Libellule Productions, on aime dire que le storyboard, c’est l’outil qui fait passer une idée du flou au concret. Il sert autant à aligner l’équipe technique qu’à rassurer le client sur la direction artistique. Tout le monde lit le même document, tout le monde part sur la même base. C’est simple, et ça change tout.

Qu'est ce qu'un storyboard par Libellule Productions, agence audiovisuelle à Bordeaux et Paris
Qu'est ce qu'un storyboard par Libellule Productions, agence audiovisuelle à Bordeaux et Paris

Storyboard, story-board, scénarimage : définition et origine

Les trois termes désignent le même outil. “Story-board” est l’orthographe ancienne avec trait d’union. “Scénarimage” est le terme officiel en français. En agence et sur les plateaux, on dit storyboard, et c’est comme ça qu’on l’appellera dans cet article.

L’outil a été popularisé par Walt Disney dans les années 1930, notamment grâce au scénariste Webb Smith qui dessinait les séquences plan par plan pour les animations du studio. Depuis, le storyboard est devenu incontournable dans tous les univers de la création visuelle : cinéma, animation, publicité, vidéo d’entreprise, jeu vidéo, formation et enseignement.

Àquoi ressemble un storyboard concrètement ?

Un storyboard, ça ressemble beaucoup à une bande dessinée. Une grille de cases rectangulaires, chacune accompagnée d’informations techniques. Dans chaque case, on trouve :

  • un dessin ou une illustration du plan (même très basique)
  • le type de plan : plan large, plan américain, gros plan, très gros plan…
  • les mouvements de caméra : travelling, panoramique, fixe
  • les indications sonores : voix off, dialogue, musique, ambiance
  • la durée estimée du plan
  • les notes sur le décor, les effets spéciaux ou les éléments graphiques à ajouter

Et pour rassurer ceux qui paniquent à l’idée de sortir un crayon : le dessin peut être très basique. Des silhouettes, des formes géométriques, des flèches pour indiquer les mouvements. Ce qui compte, c’est que ce soit lisible, pas que ce soit beau. 

Exemple de storyboard

Rien ne vaut un exemple concret. Voici une partie du storyboard qu’on a réalisé pour le film en motion design du Centre Hospitalier Charles Perrens.

 

exemple-storyboard

Pourquoi utiliser un storyboard pour créer une vidéo ?

C’est la question qu’on nous pose souvent, surtout sur des projets courts. Et notre réponse est toujours la même : parce que ça évite les mauvaises surprises. Voici les vraies raisons pour lesquelles vous ne devriez pas sauter cette étape.

Visualiser avant de filmer. Le storyboard permet de voir le projet image par image avant même de brancher une caméra. C’est une forme de prévisualisation qui aide à détecter les problèmes de narration, de rythme ou de cohérence visuelle très en amont. Mieux vaut corriger une case dessinée qu’une journée de tournage.

Faciliter la communication. Sur un projet vidéo, il y a rarement une seule personne autour de la table. Réalisateur, chef opérateur, client, équipe de post-production : tout le monde doit comprendre la même chose au même moment. Le storyboard, c’est ce document de référence commun qui évite les interprétations personnelles.

Organiser le tournage. En découpant le film en séquences et en plans, le storyboard facilite la planification : on sait quelles scènes tourner en priorité, quels décors préparer, quelles prises de vues prévoir. C’est un outil de gestion de projet autant qu’un outil créatif.

Valider avec le client avant de produire. En vidéo d’entreprise, c’est la phase où le client valide la direction artistique et le découpage. Et honnêtement, c’est toujours plus agréable de modifier une case de storyboard qu’une journée de tournage déjà facturée.

Garder le contrôle du rythme narratif. Le storyboard permet de vérifier que le montage futur tiendra la route : transitions entre les séquences, durée des plans, équilibre entre les parties. C’est un guide narratif autant qu’un guide technique.

Comment utiliser un storyboard pour un film ?

En cinéma comme en vidéo d’entreprise, le storyboard s’utilise dès la phase de préproduction et reste une référence tout au long du processus de création. Le principe est toujours le même, mais l’usage change selon le contexte. 

Découvrez des exemples concrets !

En film et cinéma

Au cinéma, le storyboard est utilisé depuis les années 1930. Il permet au réalisateur de planifier chaque séquence en amont : angles de caméra, mouvements, découpage du récit. Des réalisateurs comme Hitchcock étaient connus pour storyboarder chaque plan avec une précision d’horloger. Sur un plateau avec une grande équipe, tout le monde doit travailler sur la même vision. Le storyboard, c’est ce document qui rend ça possible.

En vidéo d’entreprise

C’est là qu’on intervient le plus chez Libellule. En vidéo BtoB (film institutionnel, témoignage client, aftermovie, motion design), le storyboard remplit une fonction essentielle : valider la vision avec le client avant le tournage. On le soumet pour validation, on ajuste si besoin, et le jour J, tout le monde sait exactement ce qu’on tourne. Pas de surprise, pas de tournage à refaire. Et en prime, un client rassuré qui arrive sur le plateau sans anxiété, ça se voit dans le résultat.

En animation et motion design

En animation, le storyboard est encore plus critique qu’ailleurs. On ne peut pas improviser une correction en post-prod sans refaire plusieurs heures de travail. Le storyboard définit chaque séquence animée, les transitions, le timing et les intentions visuelles. Il sert aussi de base pour l’animatique, une version animée du storyboard qui permet de vérifier le rythme avant d’animer pour de vrai.

En publicité et communication de marque

En publicité, le storyboard est un livrable à part entière. Il est présenté au client ou à la marque pour valider le concept créatif avant toute production. Direction artistique, univers visuel, gestion de la marque : tout est posé dans le storyboard avant d’engager un budget de production.

En pédagogie et formation

Le storyboard a aussi une vraie dimension pédagogique. Dans les écoles de cinéma, les cours d’arts visuels ou les formations en communication visuelle, il est utilisé pour apprendre à structurer un récit, à découper une action et à transmettre une idée de façon visuelle. Un excellent moyen de développer sa pensée narrative, même sans vouloir devenir réalisateur.

Comment faire un storyboard étape par étape ?

Bonne nouvelle : pas besoin d’être dessinateur ou artiste pour faire un bon storyboard. Ce qui compte, c’est la clarté des intentions.

Étape 1 : partir du scénario

Tout commence par le scénario ou le script. Sans un texte solide, un storyboard ne peut pas fonctionner : il illustre ce qui est écrit, il ne le remplace pas. On lit le scénario en entier, on identifie les moments clés à visualiser, et on part de là.

Étape 2 : découper en séquences et en plans

On identifie les changements de plan : chaque fois que la caméra change de position ou d’axe, c’est un nouveau plan et donc une nouvelle case. Ce travail s’appelle le découpage technique. Il permet de structurer l’histoire de façon logique et de prévoir le nombre de cases nécessaires.

Étape 3 : dessiner ou décrire chaque case

Pour chaque plan, on dessine une vignette. Encore une fois : des schémas très basiques suffisent. Si le dessin est vraiment hors de question, on peut aussi décrire le plan en quelques mots précis dans la case. C’est le storyboard textuel, moins visuel mais tout aussi fonctionnel. Certains travaillent aussi avec des photos, des illustrations numériques ou des ressources issues d’une bibliothèque d’images.

Étape 4 : annoter avec les informations techniques

C’est là que le storyboard devient un vrai outil de tournage. On note sous chaque case :

  •     le type de plan (PL, PA, PM, PP, TGP…)
  •     les mouvements de caméra (travelling avant, panoramique gauche, fixe…)
  •     les éléments sonores prévus (voix off, dialogue, musique d’ambiance, silence)
  •     la durée estimée du plan
  •     les notes importantes : regard caméra, texte à l’écran, infographie à ajouter, effets spéciaux…

Étape 5 : partager et valider

Une fois le storyboard finalisé, on le partage avec l’équipe et le client pour validation. C’est la phase de collaboration : chacun peut vérifier que sa partie est bien prise en compte, proposer des modifications et donner son accord avant de lancer la production. On peut le transmettre en PDF, en fichier numérique, ou le présenter directement lors d’un échange. L’important, c’est que tout le monde valide avant qu’on appuie sur Record.

Exemple de storyboard pour une vidéo d'entreprise

Chez Libellule, on adore montrer nos créations !

Voici un exemple concret de storyboard tel qu’on le produit chez Libellule pour un film institutionnel BtoB (un peu fantaisiste). Chaque case est annotée avec le type de plan, le mouvement caméra prévu et les éléments sonores.

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Quels logiciels et outils de storyboard utiliser ?

Vous voulez vous lancer en solo ? Aucun problème. Il existe aujourd’hui des logiciels gratuits, des modèles téléchargeables et des outils en ligne qui rendent la création d’un storyboard accessible à tous. Et si le projet dépasse ce que vous souhaitez gérer seul, vous savez où nous trouver.

Toon Boom Storyboard Pro

La solution professionnelle de référence dans l’industrie de l’animation et du cinéma. Riche en fonctionnalités, il permet de créer des storyboards animés, d’ajouter des dialogues, de gérer les transitions et d’exporter en différents formats. C’est l’outil des grands studios, avec un abonnement en conséquence.

Canva

Une option accessible pour créer un storyboard en ligne, avec des modèles prêts à l’emploi. La version gratuite suffit pour des projets simples. Canva Entreprise ouvre des fonctionnalités supplémentaires pour les équipes, notamment pour la gestion de la marque et la collaboration en temps réel.

Les outils en ligne gratuits

Ils permettent de créer un storyboard directement depuis un navigateur, sans rien télécharger. Certains proposent une version gratuite avec les fonctionnalités de base, et une version premium pour aller plus loin. C’est une bonne porte d’entrée pour ceux qui débutent.

Le storyboard traditionnel sur papier

Une option tout à fait viable, notamment pour les phases de création rapide. Une feuille avec des cases dessinées à la main, un crayon et des annotations claires : c’est souvent la méthode la plus rapide pour un réalisateur qui travaille seul sur ses idées.

La planche PDF ou le fichier modèle

On télécharge un modèle en PDF ou dans un format éditable, on remplit les cases et on partage le fichier avec l’équipe. Simple, efficace, compatible avec tous les outils.

Comment créer un storyboard en ligne ?

Motion design

Les outils, vous les connaissez maintenant. Passons à la pratique : voici comment créer un storyboard en ligne.

  1. Choisir un outil en ligne adapté à votre niveau et à votre projet (Canva, Toon Boom Storyboard Pro, ou un logiciel gratuit).
  2. Sélectionner un modèle parmi les ressources disponibles, ou créer votre propre mise en page.
  3. Ajouter vos cases et les remplir avec vos illustrations, photos ou descriptions textuelles.
  4. Annoter chaque case avec les informations techniques : type de plan, mouvement de caméra, dialogue, indication sonore.
  5. Modifier et ajuster jusqu’à obtenir un document cohérent et lisible.
  6. Exporter en PDF ou dans le format de votre choix et partager avec votre équipe ou votre client.
 

L’avantage du storyboard en ligne : la collaboration en temps réel. Plusieurs collaborateurs peuvent accéder au même fichier, ajouter des commentaires et proposer des modifications sans s’échanger des versions par mail. Pratique quand l’équipe est répartie sur plusieurs sites.

Storyboard : les erreurs fréquentes à éviter

On en voit passer régulièrement, et c’est souvent les mêmes. On vous dit tout : voici les quatre erreurs qui reviennent le plus souvent sur les tournages, et qu’un bon storyboard aurait pu éviter.

1. Faire le storyboard sans relire le scénario

Ça paraît évident, et pourtant. On storyboarde parfois depuis des briefs oraux ou des versions intermédiaires du script. Résultat : le storyboard ne correspond plus au texte final, et tout le monde tourne avec des références différentes. Une heure de relecture évite beaucoup de confusion sur le plateau.

2. Trop détailler ou pas assez

Un storyboard trop sommaire ne dit rien à l’équipe. Un storyboard trop chargé prend un temps disproportionné par rapport à l’enjeu du projet. Pour une vidéo d’entreprise de 2 minutes, 15 à 25 cases suffisent généralement. On calibre en fonction de la complexité du projet, pas du nombre de pages.

3. Ne pas le valider avec le client avant le tournage

Le storyboard, c’est l’occasion idéale d’aligner les attentes avant d’engager des frais de tournage. Un client qui découvre au montage que le film ne correspond pas à ce qu’il imaginait : c’est souvent un storyboard qui n’a pas été soumis à validation, ou pas assez tôt.

4. Confondre storyboard et animatique

Le storyboard est statique. L’animatique en est une version animée, avec du son, pour tester le rythme. L’animatique vient après le storyboard, pas à la place. Ce sont deux outils complémentaires, pas interchangeables.

La note d'intention par Libellule Productions, agence audiovisuelle à Bordeaux et Paris

Prêt à storyboarder ?

Vous savez maintenant ce qu’est un storyboard, pourquoi l’utiliser et comment le créer étape par étape. La méthode est accessible à tous, quel que soit votre niveau ou votre budget. Ce qui compte, c’est de ne pas sauter cette étape. Et si vous préférez confier cette phase à une équipe qui en fait son quotidien sur des projets vidéo BtoB, on est là pour échanger !

FAQ
On repond a vos questions

Encore quelques questions en tête ? Promis, on ne vous laisse pas dans le flou (contrairement à un tournage sans storyboard).

Pictogramme Libellule Productions questions FAQ

Un storyboard, c’est une série de cases dessinées qui représente une vidéo ou un film plan par plan. C’est l’outil de préproduction qui permet de visualiser et de planifier chaque séquence avant de tourner la première image.

Le scénario, c’est le texte : ce qu’on dit, ce qui se passe, dans quel ordre. Le storyboard, c’est la version visuelle de ce texte : chaque séquence est illustrée case par case, avec les indications de cadrage, de mouvement et de son. L’un s’écrit, l’autre se dessine. Les deux sont complémentaires et interviennent l’un après l’autre dans la phase de préproduction.

Non, et on insiste. Les cases peuvent être des schémas très simples : des silhouettes, des rectangles, des flèches. Ce qui compte, c’est que le cadrage et les intentions soient lisibles. On peut aussi travailler avec des photos, des illustrations numériques ou un storyboard entièrement textuel si le dessin est vraiment hors de portée.

Ça dépend du projet. Pour une vidéo d’entreprise de 90 secondes à 2 minutes, on tourne généralement entre 15 et 30 cases. Un long-métrage peut en avoir plusieurs centaines. La règle de base : une case par plan, ou par changement de cadrage significatif.

En agence comme chez Libellule Productions, le storyboard est avant tout un outil de validation client. On le soumet avant le tournage pour s’assurer que la vision est partagée : direction artistique, découpage, messages clés, tonalité. C’est le document qui transforme un brief en plan de tournage concret.